Dans un de nos audits à Limete, le certificat présenté par le vendeur était authentique. Mais en confrontant le titre aux registres, notre équipe a constaté que l'original avait disparu du livre du Conservateur, et que le titre couvrait 324 m² là où on en vendait 176. L'achat a finalement été sécurisé, étape par étape, parce que ces anomalies ont été vues avant le paiement.
C'est la réalité du terrain : des certificats réguliers coexistent avec des doublons de folio, des registres altérés et des titres antidatés. Le phénomène « Folio », que la loi N'sele veut éradiquer, s'appuie précisément sur la confiance aveugle dans le papier.
Un certificat ne se juge pas à son apparence : il se juge à sa concordance avec le registre, et avec le terrain.